Pauline Paris fait un retour magistral avec un projet d’une ambition rare : Déjeuner(s) du matin. Cette œuvre n’est pas qu’une simple chanson, mais une variation musicale et visuelle déclinée en neuf épisodes, réinterprétant le célèbre poème de Jacques Prévert.
L’origine du projet prend racine dans une obsession : l’interprétation presque parlée de Marlene Dietrich en 1959. Fascinée par l’arrangement cinématographique de Joseph Kosma, Pauline Paris a imaginé transformer cette scène culte en un véritable film choral. Co-réalisé et arrangé avec Duncan Roberts, le projet décompose l’unité de temps originale pour explorer le point de vue de chaque personnage, révélant peu à peu les couches d’une intrigue amoureuse complexe.
Au cœur de cette narration, Pauline Paris aborde un sujet politique et intime : l’homosexualité cachée dans les années 60. Dans une France où cette orientation était encore punie par la loi, le film met en lumière les silences forcés et les doubles vies d’une époque répressive.
L’immersion esthétique est totale grâce au travail de la graphiste Or Katz, qui signe une pochette capturant l’élégance mélancolique des « Sixties ». Le premier épisode nous plonge dans le huis clos d’un château à la campagne, où l’on suit le regard de Madame, partageant un petit-déjeuner chargé de tensions avec Monsieur.
Entre nostalgie vintage et engagement moderne, ce projet confirme l’audace de Pauline Paris sur la scène chanson française. Une expérience sensorielle à découvrir dès maintenant.
Le premier clip est disponible sur YouTube et toutes les plateformes de streaming. Le graphisme est signé Or Katz.